A l’éprouvette magique

Vous vous rappelez de l’éprouvette magique ? Miss Impatiente avait trouvé cette expression dans un joli carnet de grossesse, qu’elle s’était empressée d’acheter et qui attend depuis sagement dans sa bibliothèque. Elle avait été touchée qu’on ait pensé, dans ce carnet, aux couples qui galèrent pour faire un bébé. Elle y a repensé ces jours-ci, c’est de circonstance il faut dire. Et ça lui a donné envie d’écrire.

Chère éprouvette,

Voilà quatre jours

Que tu accueilles et prends soin

De nos jolis espoirs

De fonder une famille.

La magie a déjà opéré.

Pour la première fois,

Une partie de lui et de moi

Ont fusionné,

Des débuts de vie sont nés.

3 petites lueurs d’espoir,

3, c’est le nombre d’enfants

Que nous aimerions élever, câliner, aimer.

Est-ce un signe ?

S’il te plaît, prolonge la magie

Quelques jours encore,

Et permet-moi

D’accueillir bientôt à mon tour

Au creux de moi

Le résultat de notre amour.

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Rituels, signes et petits gestes

Sans être franchement superstitieuse, Miss Impatiente aime bien voir des signes et faire des petits gestes routiniers et rassurants quand il se passe quelque chose d’important dans sa vie. Cette FIV n’échappe pas au phénomène.

le retour de la cigogne : il y a un peu moins d’un an, elle avait acheté une jolie petite cigogne en peluche à l’occasion d’un super week-end au pays des cigognes. C’était de circonstance, c’est au cours de ce week-end que Miss Impatiente et Monsieur Bleuet ont pris leur premier RDV en PMA (entre 2 cycles merdiques sous Clomid®). La cigogne avait ensuite pris place sur sa table de nuit. Elle y a passé un bon moment, et puis un jour « moral dans les chaussettes », la peluche avait fini dans un tiroir. Elle a repris sa place depuis quelques jours.

la chanson : elle l’accompagne tous les soirs depuis que Miss Impatiente  se fait l’injection de Gonal f® (sauf le premier, où elle l’avait sélectionnée, mais dans l’excitation/la panique du moment, elle a oublié de la lancer avant de se piquer). Ce n’est pas une chanson spécialement gaie, mais Miss Impatiente l’adore et la trouve apaisante. Elle lui donne du courage. (À part ça, elle a franchi un cap : elle arrive maintenant à respirer en se faisant l’injection : youhou !)

la bougie : elle en avait déjà parlé, Miss Impatiente aime bien allumer des bougies dans les églises. Donc il y a quelques jours elle est entrée dans une église qu’elle aime particulièrement et elle y a laissé une petite flamme porteuse d’espoir.

la couverture : il y a un an, Miss Impatiente s’est mise à tricoter, avec dans l’idée de préparer un cadeau de naissance pour le petit garçon d’une amie. Elle a décidé de faire d’abord une couverture pour son bébé à elle, pour s’entraîner. Facile, mais long. La couverture a vite été abandonnée, et elle s’est finalement attaquée au cadeau : chaussons/bonnet/brassière. Au passage, elle a d’ailleurs fait une paire de chaussons et un petit débardeur pour elle (enfin, pour son bébé imaginaire). Le cadeau a été offert, les autres petites affaires rangées dans une boîte (la fameuse boîte : et oui, il est temps de l’avouer, elle en a une aussi… elle en reparlera). La couverture ? Jamais terminée. Et bien devinez ce qui s’est retrouvé dans les mains de Miss Impatiente l’autre soir ?

la chanson – bis : c’était en allant au premier monitorage, dans la voiture avec Monsieur Bleuet. Dieu que c’est beau de Balavoine. Au moment où elle a entendu ça :

« La muraille
Penche et se tord
Pour faire un toit aux amoureux
Et la femme
Au ventre arrondi
Se remplit d’un nouveau feu
L’homme sur l’avenir
Met ses mains et fait un vœu »

Miss Impatiente s’est dit : tiens c’est drôle qu’on entende ça justement maintenant… Elle a souri intérieurement mais n’a rien dit. Et là… son amoureux a posé la main sur son ventre. Émotion.

Alors, que ça porte chance ou non, ce n’est pas vraiment ça l’important. L’important, c’est que ces petites choses lui font du bien…

FIV – J5 : point traitement

Dans la tête :

Bizarrement, alors qu’ils sont en pleine tentative, Miss Impatiente se sent en ce moment particulièrement triste à cause de leur infertilité. Elle repense beaucoup à tous ces mois de galère, et supporte très mal de côtoyer des bébés / des ventres ronds / des annonces de grossesse / la vision de familles épanouies au parc… Plusieurs explications possibles.

C’est comme si elle ressentait le besoin de se rappeler pourquoi elle fait tout ça, mais sa tête se concentre plus sur le manque qui l’a amenée à la FIV que sur l’espoir de réussite qu’il y a à la clé de cette FIV. Une façon de se protéger ? Certainement. Et pourtant, d’un autre côté, elle est pleine d’espoir. Par moments (fugaces), elle s’imagine enceinte, se dit qu’elle ne pourra pas skier cet hiver, qu’elle sera énooooorme au mariage de sa meilleure amie fin juin… et puis des fois elle imagine le bébé. L’autre jour en attendant une amie dans un centre commercial elle s’est retrouvée dans un trop joli magasin plein de trop jolis trucs pour enfants et a failli acheter quelque chose (pensée pour Gribouillette et ses doudous), et puis finalement sa copine lui a écrit qu’elle arrivait et elle s’est grouillée de sortir de la boutique.

L’angoisse au sujet du déroulement de la suite de la FIV ? Miss Impatiente est une grande angoissée, donc elle ne peut pas s’empêcher de penser à toutes les raisons qui peuvent faire tout foirer, et puis même s’il y a grossesse elle a la hantise de la fausse-couche… bref elle te fait pas un dessin, la plupart des PMEttes ont ce genre de peurs (enfin, elle croit). Elle dit pas que pour les femmes fertiles c’est forcément un long fleuve tranquille, mais bon avec toutes les casseroles (les examens, l’attente, les échecs…) que les infertiles se trimballent, ça doit accentuer un peu l’angoisse quand même.

La saison ? C’est une réalité, l’automne, ça ne lui réussit pas. OK c’est joli les feuilles qui tombent, mais chaque année Miss Impatiente se paye un bon coup de mou en octobre. A partir de novembre en général ça va mieux, Noël arrive, et Miss Impatiente n’attend qu’une chose : début décembre pour faire son sapin. Cette année ce serait sympa d’attendre autre chose. Au hasard tiens : un bébé. Enfin, l’attendre pour de bon, quoi.

Dans le corps :

Après 5 jours de traitement -5 piqûres de blocage et 4 de stimulation- ça commence à tirer dans le bas-ventre. Depuis le début, par moments dans la journée, elle a comme des pointes. Mais depuis cet après-midi, ça s’est clairement intensifié, et encore plus depuis la piqûre de Gonal de ce soir. Elle se sent à la fois gonflée et comprimée au niveau du bas-ventre, et puis ça tire donc, surtout quand elle bouge. Elle se demande si c’est normal à J5  avec une dose de Gonal de 150 UI ??? N’ayant aucun point de comparaison, elle se dit qu’elle s’inquiète surement pour rien mais bon.

A part ça, elle se sent fatiguée et a souvent mal à la tête.

Il lui tarde d’être à vendredi pour savoir si le traitement fonctionne. Elle trouve ça un peu long de commencer le monitorage à J8, de ce qu’elle a pu lire en général ça commence plus tôt que ça… mais bon elle n’est pas médecin, ça doit être lié au protocole. Avoir confiance et se laisser porter… Oui mais bon, si elle a encore mal demain elle appellera quand même la clinique.

Acupuncture :

La dernière séance était à J1, Dr Zen s’est lâché sur les aiguilles, elle a eu droit à plein de nouveaux points. Ça lui fait toujours autant de bien, on continue sur un rythme hebdomadaire. Prochaine séance jeudi, à J7.

Alors, voilà pour le bilan de ces premiers jours de traitement, Miss Impatiente voudrait bien se réveiller maintenant directement vendredi matin. Ah bon, on est toujours en train d’attendre en PMA ?

Vous avez dit stressée ?

Nooooooooooooooooooooooon ! Jamais de la vie.

Avertissement : cet article ne sera pas très gai.

Le début du traitement approche à grands pas.

Miss Impatiente est complètement flippée.

Elle a failli tourner de l’œil quand elle a vu la seringue du Cetrotide®. Elle est surement chochotte, elle assume. Juste pas possible de se piquer avec ce truc toute seule pour la première fois. L’infirmière -adorable- qui est venue chez elle dimanche lui expliquer a bien vu qu’elle était complètement paniquée. Pendant que Monsieur Bleuet la raccompagnait, elle lui a glissé « Votre femme a l’air stressé, vous devriez sortir pour vous changer les idées cet après-midi ». Ce à quoi il a répondu « Ce serait bien mais elle a du boulot par-dessus la tête ».

Voilà l’autre point qui fâche : le boulot. La rentrée a été chaotique. Miss Impatiente a des journées éprouvantes, et beaucoup de travail à côté. Elle se traîne une sale crève depuis quasi le début. Avec la FIV qui arrive, elle n’a pas la tête à l’école, elle a énormément de mal à s’organiser, bref elle se noie dans un verre d’eau. Elle se sent complètement nulle. Et elle est épuisée, déjà.

Voilà voilà voilà. Elle avait prévenu, c’est pas la grande joie.

On va essayer de redresser vite la barre, mais là tout de suite Miss Impatiente ne sait pas par où commencer… Peut-être par aller se coucher.

Alors, demain sera un autre jour… espérons. 

Espoir

Le délai de réflexion est terminé. Les formulaires de consentement sont en partance. Le secrétariat de Docteur Biologiste doit rappeler d’ici 15 jours pour communiquer le protocole. Le J1 mensuel est arrivé. Dernier cycle avant la FIV.

Cette première (et soyons francs : on espère dernière) tentative de FIV approche donc, et avec elle… l’espoir grandit.

Depuis qu’ils sont en PMA, Miss Impatiente n’avait plus l’espoir de fabriquer un bébé comme on fait normalement (bon, soyons honnête, un tout petit chouia d’espoir peut-être, mais bien caché). Donc là, tout cet espoir bridé ressort.

En ce moment, voilà ce qui se passe dans sa tête :

« Allez ça va marcher, après tout pourquoi ça ne marcherait pas du premier coup ?

C’est la première tentative, à tous les coups ça va foirer.

40 à 45% de chances de réussite, c’est beaucoup.

55 à 60% de chances que ça rate, c’est beaucoup.

Et si mes follicules ne poussaient pas bien ? Et s’il n’y avait rien à ponctionner ? Et s’il n’y avait aucun embryon ? Et si je faisais une hyperstimulation ? Et si…

A Noël, je serai peut-être enceinte !!!!

Si à Noël, je ne suis pas enceinte, on s’en fout on se casse en voyage.

Il ne faut pas s’emballer.

Je serai enceinte à Noël, je le sens. Ce sera ma vengeance sur le Père Noël qui l’an dernier m’a apporté mon J1.

Il ne faut pas s’emballer, la première tentative, on tâtonne, il faut que le corps s’habitue au traitement, il y a de fortes chances que ça foire.

Mais non ça ne va pas foirer, si je suis négative ça va foirer.

Si je suis trop positive et que ça ne marche pas, je vais me casser la gueule de sacrément haut.

De toute façon, il faut arrêter de cogiter, on ne peut pas contrôler le déroulement de la FIV, tu verras bien sur le moment.

P*tain pourvu que ça marche.

… »

Elle pourrait continuer comme ça longtemps. Comment ça, elle est complètement névrosée ???

Alors, il serait peut-être temps que Miss Impatiente sorte le CD d’hypnose, ça lui reposera au moins un peu le cerveau.

Toutes ces fois où…

… Miss Impatiente aurait pu (dû ?) tomber enceinte.

En C1. Après tout, cela arrive bien à certaines personnes.

En C2, C3, C4, C5… bref tu as compris l’idée : rapidement. Après tout, cela arrive bien à la plupart des gens.

Au bout d’1 an. Après tout, 84% des grossesses surviennent dans la première année suivant l’arrêt de la contraception.

Au cours de ses (nombreuses) vacances. Les vacances, c’est bien connu, c’est la période idéale pour se faire féconder. Après tout, il y en a plein, des histoires de ce genre.

Au début des examens. Parce que « ça débloque ». Après tout, pourquoi pas ?

Après l’hystérosalpingographie. Même le radiologue, sans se soucier de demander s’il y avait d’autres problèmes, lui a dit : « Ayez des rapports dans les jours qui viennent, parfois ça débloque les choses en nettoyant les trompes ». Mouais. L’hystérosalpingographie, ses OPK ils en avaient un peu rien à foutre en fait. Après tout, il paraît que ça arrive.

Avec le Clomid. Sans aucun suivi. LOL. Après tout, ça doit marcher, sinon on ne le donnerait pas systématiquement (et un peu au pif) à toutes les femmes en mal d’enfant (parfois sans même faire de spermogramme).

A l’entrée en PMA. Parce que « le fait qu’on s’occupe de toi, ça débloque ». En d’autres termes, ton infertilité n’est qu’un caprice dû à un manque d’attention. Après tout, pourquoi pas ? (BIS).

En attendant la FIV. Il reste encore 2 cycles. Si, par miracle, elle tombe enceinte d’ici-là (elle n’y croit pas une seconde), elle se prépare à entendre ceci : « Tu vois, le fait de prévoir une FIV, ça t’a débloqué ». Après tout, faire du tri dans ses amis de temps en temps, ça fait du bien.

Malgré ces nombreuses opportunités, Miss Impatiente n’a jamais eu la joie de voir s’afficher NI LE « + », NI LES « II », NI LE « ENCEINTE ». Ça fait d’ailleurs un bail qu’elle n’a pas pissé sur un bâton. Elle se demande d’ailleurs si elle le refera un jour. Elle est fâchée avec ces trucs-là.

Alors cet article ne sert absolument à rien. Certes. Mais Miss Impatiente avait envie de l’écrire quand même. Il faut dire qu’elle tourne en rond en attendant son affectation pour la rentrée (oui, à 4 jours de la rentrée des enseignants, elle ne sait pas encore où elle sera) (et donc avec quels élèves). Donc écrire ça, ça l’a défoulée. Alors voilà.

Comment va l’attente ?

Attendre, encore et toujours…

Attendre, encore :

– 2 mois avant la réunion FIV

– 4 mois avant le début du protocole, qui ne sera lui-même que le début d’une autre attente.

Alors Miss Impatiente essaye de tromper son attente. En pensant essayant de penser à autre chose, en s’occupant  essayant de s’occuper l’esprit. Mais l’attente n’est pas dupe. Elle lui plombe son quotidien à être là, tout le temps.

Avec l’attente, il y a les questionnements : Est-ce qu’elle va bien répondre au traitement ? Est-ce qu’il y aura assez d’ovocytes de bonne qualité ? Est-ce qu’il y aura des embryons ? Est-ce que l’un d’eux pourra s’accrocher ? Est-ce qu’il faudra recommencer ? Est-ce que 4 tentatives seront suffisantes ? Bref, est-ce que ça va marcher ? Oui Miss Impatiente est, comme tu le constates, dans une phase d’optimisme intense. Elle sait bien qu’il n’y a aucun moyen de répondre à ces questions pour le moment. Il faut attendre (on en revient toujours à la même chose…). Elle aimerait avoir la certitude que oui, ça va marcher, mais malheureusement c’est impossible. Personne ne peut le dire. Elle voudrait en tout cas être plus positive. Ça viendra, ça viendra (peut-être) (elle espère). Dans la vie, Miss Impatiente ne se considère ni comme quelqu’un de particulièrement optimiste, ni de particulièrement pessimiste. Elle se considère comme quelqu’un d’assez réaliste, qui se pose beaucoup de questions, qui a du mal à laisser les choses se faire, qui a besoin de contrôler. Or quand il est question d’infertilité et de PMA on ne peut (quasiment) rien contrôler. Comme dans plein d’autres domaines dans la vie tu diras. Miss Impatiente a encore du chemin à faire de ce côté-là.

Attendre, toujours : que malgré tout, ça marche tout seul, et déprimer parce que le cycle n°28 est annoncé. Qui a dit déjà que ça arrivait souvent de tomber enceinte en attendant la FIV ? Ah oui, ça arrive surement : aux autres.

En fait, ce qui est paradoxal, c’est que Miss Impatiente sait qu’elle a besoin de ce temps, de cette attente,  pour se faire à l’idée que son bébé sera fabriqué dans un laboratoire. Elle serait surement incapable de faire une FIV là, tout de suite. Elle n’a pas encore vraiment accepté son infertilité. L’acceptera-t-elle un jour ? Là est la question. Peut-être qu’il faut seulement apprendre à vivre avec. Vivement le rendez-vous avec le psy, ça ne sera pas du luxe.

En attendant, pour bien se changer les idées, Miss Impatiente a acheté Le guide de la Fécondation In Vitro (s’informer, pour elle, ça revient à contrôler un peu plus les événements) (et oui, on ne change pas comme ça). Elle te dira ce qu’elle en a pensé quand elle l’aura lu.

Alors, l’attente, ça va, plus ou moins bien.

Aujourd’hui

Aujourd’hui, c’est pas un jour avec.

Aujourd’hui, Miss Impatiente a mouliné.

Aujourd’hui, elle a pensé qu’avec Monsieur Bleuet ils devraient avoir des enfants. Comme sa copine, qui a arrêté la pilule en même temps qu’elle, début 2011. Sa fille a 16 mois. Elle marche. Elle parle. Comme un de leurs couples d’amis, qui ont eu 2 enfants en 2 ans. Pendant ce temps, Miss Impatiente se prend toutes les pubs à la c** pour la fête des mères dans la tronche.

Aujourd’hui, elle a pensé que s’ils s’y étaient pris un peu plus tôt, elle serait peut-être déjà enceinte. Ou au moins ils auraient fait une tentative PMA. Au moment de la FIV, ça fera plus de 2 ans et demi. 2 ans et demi avant de tenter vraiment quelque chose. A l’heure actuelle, 2 ans et 2 mois de RIEN.

Aujourd’hui, elle a senti ses bonnes résolutions pour patienter sereinement en attendant la FIV s’effriter.

Aujourd’hui, les 4 mois d’attente qui s’annoncent lui paraissent insoutenables.

Aujourd’hui, le soleil est enfin revenu, mais Miss Impatiente s’en fout un peu.

Aujourd’hui, elle a pas la patate, quoi.

Aujourd’hui est un jour comme ça, un jour sans. Heureusement, il y a plus de jours avec.

Demain ça ira mieux.

Alors, demain sera un autre jour…

PS : Miss Impatiente a écrit cet article un peu plus tôt dans la soirée, et déjà au moment où elle le publie ça va mieux. Mais elle l’édite quand même parce que ça reflète son sentiment à certains moments…

(Se) Projeter

Même si ça l’énerve au plus haut point qu’on lui dise « Il faut moins y penser », Miss Impatiente reconnaît sans peine qu’avoir d’autres projets que celui de procréer, c’est bien. Elle ne pense pas que ça va l’aider à tomber enceinte, mais pour continuer à avancer, c’est salutaire (du moins pour elle).

-> Alors projetons-nous.

Parfois, elle ferme les yeux et elle imagine sa vie avec un enfant. Biiiiiiiiiiiiiiip !!!! Pas bien.

-> Alors projetons-nous sur autre chose.

Des projets, dans les semaines qui viennent, ce n’est pas ce qui manque.

1) Réaménager la maison.

Peinture, jardin, nouveaux meubles… ça fait du bien de faire place plus nette, plus belle et de se sentir mieux chez soi.

Et accessoirement, débarrasser « la petite chambre » de tout ce qui l’encombre, pour pouvoir l’investir et la redécorer en temps voulu (sûrement pas maintenant).

2) Organiser une jolie soirée pour leur anniversaire de mariage, au Bleuet et à elle.

3) Le voyage à New York.

Ça approche ! Miss Impatiente se sent comme une gamine qui attend le Père Noël.

4) Se détendre le plus possible pour aborder au mieux le mois de septembre et donc la période FIV / rentrée scolaire (pas le meilleur timing qui soit, mais bon).

Ça inclut : profiter de ses grandes vacances (AH LALA ces instits, toujours en vacances !), de son Monsieur Bleuet, de ses amis, de sa famille, de son jardin (réaménagé, donc), de sa ville en été (qu’elle adore), reprendre le yoga…

Bon, le bébé n’est jamais très loin dans ses pensées, mais malgré tout c’est un programme plutôt très sympa.

Alors, après un bon coup de blues, Miss Impatiente va mieux (et va donc essayer de capitaliser de l’énergie, du positivisme et du bonheur -et surtout se rappeler de tout ça- pour la prochaine phase « down », parce que c’est aussi ça la PMA, des up & down).

Essere in attesa

Miss Impatiente a un lien particulier avec la langue italienne. En italien, il existe plusieurs expressions pour dire qu’on attend un heureux événement : les classiques « essere incinta «  (être enceinte), « aspettare un bambino/un bimbo » (attendre un enfant), et puis une très jolie expression plus poétique : « essere in dolce attesa ». Littéralement, « être en douce attente ». C’est pas mignon franchement ? Miss Impatiente aime beaucoup cette expression.

Elle, elle n’est pas « in dolce attesa », elle est « in attesa » tout court. Et ça fait toute la différence, sans le « dolce ». Ils ont bien saisi la nuance les italiens, entre attendre (simplement  désespérément) et attendre en douceur.

Miss Impatiente se doute bien que cette attente, la vraie, ne doit pas être si douce tous les jours, surtout les fameux 3 premiers mois…

Mais il lui tarde tellement de pouvoir se dire (enfin) « Sono in dolce attesa (Yes !) ».

Alors, en attendant d’être « in dolce attesa », Miss Impatiente essaie de vivre sa vie malgré tout façon « dolce vita ».